mardi 1 mai 2012

L'an 1 de l'édition 2011 de ITIL

Les pratiques de gestion de système d’information publiées par le « Cabinet Office », Royaume-Uni, et reconnues par la marque ITIL®, sont disposées dans un ouvrage organisé en une série de volumes.

On peut faire remonter l’origine de cet ouvrage à 1995, date de l’enregistrement de la marque [1].

Si l'on cherche à retracer les grandes évolutions de cet ouvrage, on peut distinguer trois étapes :
  1. un socle initial, dite version V2, décrivant une collection de processus de gestion informatique et organisé dans une dizaine de volumes dont les volumes "Service Delivery" et "Service Support", 
  2. en 2007, la sortie de la version V3 avec un réagencement du contenu suivant un cycle de vie de système d’information (SI) à quatre phases : la stratégie du SI, le design, le déploiement, appelé « transition » dans l’ouvrage, et les activités d’exploitation ; 
  3. en 2011, la sortie de l’Edition 2011 avec l’ajout à la vingtaine de processus déjà répertoriés, de quatre nouveaux processus répondant aux appellations : "Strategy Management for IT Services", "Business Relationship Management", "Demand Management", "Design Coordination". 

Une perspective historique de l'ouvrage ITIL

Selon une étude du CIGREF réalisée en 2009 soit deux ans après la sortie de la V3 [2], les grandes entreprises se seraient prononcées ; en dépit d’une reconfiguration éditoriale pour mieux couvrir la totalité du cycle de vie du SI en adressant chaque phase dans un volume particulier et en complétant les quatre volumes ainsi agencés par un volume adressant une boucle d’amélioration continue, l’utilisation effective d'ITIL V3 serait limitée à la production informatique.

Qu'en est-il un an après la sortie de l'édition 2011 ?


[1] ITIL is a registered trade mark of the Cabinet Office (UK).
[2] « Les référentiels de la DSI – Etat de l’art, Usages et bonnes pratiques », CIGREF, 2009.

lundi 30 avril 2012

Grille de sélection de prestataires intellectuels


Pour assurer un retour sur investissement lors de l'achat de prestations intellectuelles, il vaut mieux que la décision du choix du prestataire soit porté par toutes les parties prenantes de l'entreprise que l'on peut organiser suivant leur rôle dans la décision :  demander, prescrire et acheter. 

Ainsi, pour l'achat de prestations informatiques et notamment de services Cloud Computing, le demandeur sera une direction métier, le prescripteur, la direction des systèmes d'information, et l'acheteur, la direction des achats.

Dans cet objectif, établir une grille de décision transparente et partagée que l'on associera à une méthode d'analyse de la valeur permet d’impliquer toutes les parties prenantes de l’entreprise dans le processus d'acquisition. Par ailleurs sa diffusion dans le document de consultation remis aux prestataires permet d’assurer une équité de traitement propre ainsi qu'une saine concurrence.

Une grille type est la suivante :
  • prix : 35- 70 % ;
  • plan de réalisation de la prestation : 10-30 % ;
  • références du prestataire : 15-25% ;
  • expériences professionnelles et qualifications des consultants : 5-25 % ;
  • méthodes et outils : 10-20%.

Article :
"Avec le numérique, augmenter votre pouvoir d'achat en prestation intellectuelle", Tru Dô-Khac, 30 avril 2012 sur Le Cercle Les Echos